CR de la Balade Nature du Dimanche12 Février
Balade du Dimanche 12 Février
Fossés pleins en février
Abondance dans les greniers.
Nous étions cinq pour partir dans le froid, il faisait – 6° en partant de la Mairie.
C’est un petit kilomètre en voiture avant d’arriver dans les bois au Nord du village par le chemin de Bertagnas.
Le visage frappé par un mistral glacial, nous allons pendant deux heures parcourir la garrigue.
Nous n’aurons pas le temps de nous arrêter tellement le froid est vif, mais il nous faudra quand même observer au moins une vingtaine d’espèces différentes.
Nous empruntons le chemin le plus à droite pour remonter vers les Rompudes.
Le Pin d’Alep, le Chêne blanc ou pubescent, le chêne vert, le chêne Kermès ou Garou, l’Arbousier, le chèvrefeuille, le Cade ou Genévrier Oxycèdre, le Genévrier de Phénicie.
Bien qu’ayant pris les dispositions nécessaires pour que cette balade se déroule en toute sérénité
Après avoir tourné à gauche nous descendons une combe, et inquiétude nous entendons des chiens de chasse, y aurait’il une battue ? Certains d’entre nous sont perturbés à la vue de gilets orange, fusils et 4 x 4.
Nous continuons sur le chemin des Pétroliers, appelé ainsi car réalisé d’un coté à l’autre du bois de la route de Bagnols à la route de St Laurent pour la prospection de pétrole, sans résultat probant.
Nous rencontrons la Bruyère à balais, le Buis a colonisé toute la garrigue ainsi que les Cistes cotonneux, le Genet Scorpion, l’Asperge sauvage un peu moins.
les Filaires à feuilles étroites qui sont des arbustes cousins de l’olivier avec des feuilles en forme de lance, à l’aisselle on peut voir au printemps de petites fleurs blanches qui donneront des baies noires en hiver pour le régal des oiseaux car riches en huile.
Au carrefour d’un chemin et à un endroit plus à l’abri nous en profitons pour faire une pause café, un 4×4 très pressé s’engouffre dans les bois puis un utilitaire avec deux chasseurs un peu perdus, au même moment quatre courageux vététistes tracent leur route. Nous battons les bras la circulation du carrefour et pour nous réchauffer. Le risque de collision a été évité de peu. Le véhicule des chasseurs repasse dans l’autre sens plus calmement.
C’est la chasse d’aujourd’hui les jambes ne font pas beaucoup de gymnastique pour ceux qui ne font que promener en véhicule.
Après la lecture d’un poème sur l’hiver et un deuxième café nous repartons vers le sud, le vent dans le dos sera plus facile à supporter.
Le Daphné Garou, la Salsepareille, la Garance voyageuse, le Fragon sont à rajouter à la liste.
Le Troène lui aussi de la famille des Oléacées que l’on reconnaît à ses feuilles opposées, moins effilées que les filaires, ses fleurs blanches parfumées donneront naissance à des baies noires très toxiques provoquant chez l’homme des troubles nerveux et digestifs parfois mortels, les oiseaux eux s’en régalent.
Le Nerprun Alaterne très commun et facilement identifiable par ses feuilles alternes légèrement dentées et brillantes dessus et dessous, les fleurs sont discrètes et apparaissent en mars avril, il produit des baies d’abord rouge puis noires à maturité en octobre appréciées par les oiseaux (alors appelées «graines d’Avignon », elles étaient récoltées pour des teintures).
En descendant nous croisons des Hellébores fétides qui ont pris un coup de froid Cette plante se reconnaît très aisément car c’est une des première à sortir de terre, ses fleurs jaune verdâtre en forme de cloche sont très nauséabondes d’où leur nom bien mérité, le nom de cette plante qui attire pourtant de nombreux insectes veut dire « je tue celui qui me mange »
Le Thym, la Stéhéline Douteuse qui est une plante d’environ 50cm de haut : ses capitules font penser à de fins pinceaux d’artiste gainés par de jolies bractées teintées de pourpre.
Le Rouvet lui aussi forme des massifs de 50cm de hauteur avec des tiges et des feuilles très fines d’environ 1mm de large et 15mm de long, ses fleurs sont discrètes avec trois pétales triangulaires de couleur crème et dégagent une odeur de miel, ses baies rouges en été attire l’œil mais attention encore une fois très toxiques.
Nous remarquerons aussi la présence aux endroits plus clair des touffes très caractéristiques de notre région puisqu’il s’agit de l’Aphyllanthe de Montpellier cette plante aux fleurs bleues étoilées que chacun voudra ramener pour décorer son intérieur mais en arrivant à la maison il ne reste plus que la tige, les racines servaient comme brosse à chiendent et les enfants suçaient les calices sucrés de ses fleurs.
Notre contrat de la vingtaine de plantes est atteint mais nous ne retiendrons que quelques noms : c’est notre enrichissement mensuel.
En arrivant à nos voitures ; nous sommes satisfait, malgré ce terrible vent froid, il faisait encore – 4° à 11h.
La prochaine balade sera le 11 Mars, le thème est : l’éveil de la nature.
Vous pouvez aussi proposer des thèmes, d’autres idées de balade sur des sujets particuliers.
Rendez-vous aussi sur le site : www.vallabrix.com
CR de la Balade du 8 Janvier 2012
CR de la balade du Dimanche 8 Janvier.
Nous étions une quinzaine pour essayer de trouver des arbres mystérieux ou bizarres dans leur façon de croître.
Traversée du village par la grand rue : devant l’église un mûrier de 40cm de circonférence environ qui ne nous a pas raconté pourquoi il poussait à l’intérieur du tronc de son ancêtre toujours vivant et ressortait par une branche.
Il se peut qu’il se protège ainsi de toutes sortes d’attaques, ou une racine superficielle qui a poussé, sinon une graine a germé à l’intérieur.
Nous démarrons un petit jeu qui va consister à répondre à des énigmes sur les arbres recherchés aujourd’hui : l’avaleur de pancarte, loupe, amoureux, cannibale, à petits ponts, à deux pattes, harpe, broussin, sculpteur de cannes, buisson du diable ou balai de sorcière, battus, résidence de l’amadou, coup de foudre, annelés.
Nous passons sur la place de l’horloge, puis en remontant en direction du Planet nous voyons une magnifique glycine fraîchement taillée (c’est la bonne période et il faut tailler très court pour avoir une belle floraison) en remontant la rue du porche nous apercevons dans une cour un autre mûrier qui a l’air costaud.
De la route de Bagnols nous empruntons sur la gauche le sentier que Michel a dégagé pour rejoindre le bord de l’Alzon.
Après une descente un peu glissante nous longeons la rivière et une loupe sur un peuplier sera quand même observée c’est une malformation due a un amas de cellules qui tourbillonnent. La loupe ne cause aucun dommage à l’arbre.
Nous voyons ensuite deux frênes très amoureux, les branches appuient sur l’arbre voisin puis sont soudées ou avalées, il est cannibale, puis le bout de la branche dépérit et tombe, parfois il continue à vivre.
Les petits ponts sont fréquents, les branches se soudent sur le voisin, quelquefois ce sont les troncs et l’on arrive à voir ainsi l’arbre à deux pattes une fois que le plus faible meurt au-delà de la soudure.
Un arbre couché par le vent ou une crue va rester dans sa position et pour rechercher le soleil ce sont quelques branches qui vont s’élever et former comme une harpe.
Nous voyons un broussin sur un frêne, c’est un arbre qui ayant peu de soleil va émettre de très nombreuses brindilles à tous les niveaux de son tronc.
Nous remontons vers la madone sans y trouver un sculpteur de cannes qui est un arbre ligaturé par une autre plante comme le chèvrefeuille et qui va le comprimer en tournoyant.
Nous redescendons vers la rivière et nous verrons un petit balai de sorcière sur un vieux peuplier. Ce phénomène est plus fréquent sur les pins. C’est un champignon qui cause la maladie.
Nous parlons ensuite de l’amadouvier que tout le monde a déjà vu : champignons disposés en étage collés sur les troncs, très dur au toucher, clair dessous et sombre dessus.
Le gros chêne n°1 sur le parcours des arbres remarquables a aussi des branches soudées et formant un œil dans lequel on peut faire une belle photo du soleil par exemple.
En remontant vers le village nous passons devant un chêne blanc de forme étrange il a du subir des coups à cause de son emplacement, en même temps il a avalé des cailloux.
Nous avons aussi cherché un arbre foudroyé qui peut être blessé sur une grande partie de sa hauteur mais il arrive à cicatriser.
Nous avons pratiquement parcouru tout le petit livre de la Hulotte n°88 dont vous pouvez retrouver l’abonnement sur Internet car il n’est pas vendu en kiosque ou en librairie.
Sur la quinzaine d’énigmes seulement deux ont reçues un sans faute.
Nous avons fait une pause chez Hervé qui nous avait préparé une brioche, avec un petit verre. Cela nous a permis d’aborder la prochaine balade consacrée aux vers, poèmes et histoires que chacun pourra rechercher et lire au cours de notre parcours du dimanche 12 Février.
Balade Nature
Ce dimanche 11 Décembre à 9h départ de la Mairie sur les chemins pour une balade nature sur le thème des feuilles: d’arbres, d’arbustes, toutes les plantes en général et l’art lié à celle-ci.