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Intercommunalité

Centre social de Saint-Quentin la Poterie

Intervention de Bernard Rieu au conseil communautaire de la CCPU

Afin d’analyser votre politique M le président, je vais faire un comparatif  avec les choix de nos voisins à savoir l’agglomération  du Gard Rhodanien   et la CCPG.

Je vais m’appuyer sur 3 points ; le développent économique, la petite enfance et les fonds de concours.

Sur le développement économique, le Gard rhodanien  possède 14 zones d’activités, la CCPG a 7 zones en capacité d’accueillir des entreprises, ils viennent  de construire 4 ateliers relais à

 Théziers.

Pour la CCPU , nous n’avons qu’une zone en capacité d’ accueillir des entreprises , la zone de Lussan  qui est excentrée et qui présente  des points faibles  .

Nous avons donc une offre trop limitée  et  un retard important dans ce domaine.

Sur  la petite enfance, le Gard rhodanien offre   462 places en crèches collectives soit une place pour 156 habitants.

La CCPG  a 178 places en crèches soit une pace pour 140 habitants.

Dans le Gard , les crèches collectives offrent 4481 places  soit une place pour 165 habitants.

 

A  la CCPU , nous avons 98 places  soit une pace pour 300 habitants .

Dans ce secteur aussi, nous sommes très  à la traine.

Lorsque la CCU a pris la compétence petit enfance, il avait été acté de créer de nouvelles structures d’accueil pour mailler le territoire mais je vois que vous n’envisagez aucun investissement de ce coté la.

Le vice président en charge de la petite enfance met en opposition  l’accueil collectif et l’accueil avec les Assistances maternelles. Ce sont deux modes de garde différents qui se complètent et qui répondent à des choix différents des familles. Je précise  que la charge financière pour une famille est plus lourde lorsque l’enfant est pris en charge par une assistante maternelle. 

Votre refus de créer de nouvelles structures d’accueil pénalise les familles de la CCPU.

Sur les fonds de concours, l’agglomération  du Gard Rhodanien a une doctrine comme la CCPG .

Chaque  communes du Gard Rhodanien peut bénéficier de ces fonds à hauteur de 5000 euro par an , les grosses communes ayant droit à des sommes plus importantes .

Les communes de la CCPG ont aussi la possibilité d’avoir des fonds de concours, la CCPG a établi un règlement  qui favorise les communes qui ont un potentiel fiscal faible et  liste les actions qui peuvent être subventionnés à des taux de 10 à 20 % .

  Du coté d la CCPU , aucune doctrine  pour les fonds de concours . En 2017 ,  Uzès a bénéficié de 800 k€ au titre des fonds de concours sur les 805 investi  , les villages se sont répartis 5     k euros  

Uzès qui représente  30 % de la population de la CCPU a ainsi capté 99.3%  des fonds de concours, quand aux autres communes, elles se sont partagées royalement  0.7 % de la somme totale.

 En outre , après avoir  largement financé la ville d’Uzès à travers les fonds de concours , vous avez unilatéralement décidé de les supprimer.

Je m’élève contre  cette politique qui concentre la quasi-totalité des investissements sur Uzès.

Je vous demande Monsieur le président  de rétablir ces fonds de concours et  d’élaborer collectivement une doctrine pour l’attribution de ces fonds.

Intervention de Bernard Rieu au conseil communautaire de la CCPU du 26 mars 2018

En préambule, je veux aborder un point qui me tient à cœur.

A Vallabrix, nous allons lancer dans quelques semaines la construction d’une école et d’une nouvelle cantine. L’école est portée par la commune, le SIRP construit la cantine. 

Au printemps 2017, le président du SIRP envoie deux courriers : l’un à la présidente de la région Occitanie, l’autre au président de la CCPU pour solliciter une aide afin de concrétiser ce projet.

Les services de la région ont enregistré rapidement notre demande.

Récemment, la Région nous a informé qu’une subvention  de 10% du montant des travaux nous était accordée.

 Par contre, du côté de la CCPU, aucun retour : rien, pas même un accusé de réception ou un courrier de refus.

On aurait pu s’attendre à ce que l’indifférence vienne de la collectivité qui siège si loin de nous. Mais, de la part de la communauté de communes, ce manque d’intérêt a de quoi surprendre.

Comment faut-il interpréter ce silence de vos services, Monsieur le Président ? Comme une négligence face à une demande qui n’émane après tout que d’une petite commune ?

Je reviens maintenant sur votre proposition de budget pour 2018.

Nous avons des compétences, pour certaines, à mon sens, nous ne les exerçons pas d’une façon satisfaisante.

Lors du dernier conseil communautaire, à ma demande, vous avez été contraint de donner des chiffres  sur le taux de refus pour les admissions dans les crèches de la CCPU . 30%  des familles n’ont pas accès aux crèches collectives.  Et même si on parvient à grappiller quelques places supplémentaires, l’offre restera insuffisante face aux besoins : avec une place proposée pour 300 ha, nous sommes  bien loin du compte.

Si nous exercions pleinement notre compétence économique, nous  devrions  être en mesure de garder nos entreprises  et d’en attirer  de nouvelles. Malheureusement  ce n’est pas le cas.

La conserverie Champlat est installée à Saint-Quentin  depuis 25 ans, c’est Nicole Bouyala qui avait tout mis en oeuvre pour l’accueillir. Avec le développement  du bio, Champlat  doit   s’agrandir.

L’entreprise voulait rester sur notre territoire mais nous avons été dans l’incapacité  de  lui proposer un site : la conserverie  Champlat  quitte donc Saint-Quentin pour s’installer à  

Tresque . Les employés vont devoir faire le trajet et notre territoire perd une belle entreprise pleine d’avenir.  

Tout ce que vous nous proposez en matière d’investissement, c’est le centre culturel  l’Ombière   qui représente 70 % de l’investissement de la ccpu .

Sur les  3810 k€ ,   l’investissement pour le développement économique est quasi inexistant .

La compétence économique qui est essentielle pour notre territoire est le parent pauvre de ce budget. A mes yeux , on prépare mal l’avenir de l’Uzège.

 

Je vous demande de revoir votre feuille de route en mettant l’accent sur l’accueil de nouvelles entreprises, le développement du secteur agricole et en construisant des équipements publics adaptés aux besoins de la population.

Intervention de Bernard Rieu lors du conseil communautaire du 12 février 2018 Concernant le projet de centre culturel et de congrés

 

En analysant ce projet, je suis de plus en plus convaincu qu’il s agit d’un projet surdimensionné  pour notre territoire. Il faut bien entendu une salle  culturelle  sur Uzès  mais pas d’une capacité de 1400 places.

En regardant  les aglos ou les communautés de communes   voisines, je constate qu’ils ne se lancent pas dans de tels projets. 

Ce projet est couteux en investissement et sera très  lourd en fonctionnement,  Je pense en outre que le taux d’occupation de cette structure ne sera pas optimal et que ce centre sera sous utilisé. Par contre,  vous avez  abandonné en 2013  le projet de la piscine alors que les bassins nautiques sont les  équipements publics les plus fréquentés

Tous les moyens de la CCPU  vont être engloutis dans ce centre culturel et de congrès.

On n’envisage  aucun autre investissement pour des équipements publics  qui sont  pourtant  nécessaires : nouvelle crèches, bassin nautique, cuisine  collective privilégiant  les circuits courts.

 Sur le plan économique, pas d’investissement  pour soutenir l’agriculture, pas de projet de pépinières d’entreprises.

J’ajoute  que vous avez supprimé  les fonds de concours  qui certes  étaient modestes mais qui permettaient de soutenir les projets des communes  de notre communauté.  La CCPU  ne doit pas devenir un outil exclusivement  au service d’Uzès mais elle doit agir pour un développement équilibré de notre territoire.

 

En conséquence,   je vais voter contre cette délibération.

 

Résultats vote : 6 contre et 8 absentions

Courrier de Bernard Rieu maire de Vallabrix , conseiller communautaire de la CCPU

Je me félicite de la décision  du commissaire enquêteur qui  émet un avis défavorable  à l’aménagement envisagé  de la zone des Sablas .

  Aujourd’hui, l’étalement urbain qu’il soit résidentiel ou commercial  doit être freiné au maximum. Comme le préconise le Schéma de cohérence  territorial Uzège –Pont du Gard  , il faut économiser l’espace en évitant d’étendre les zones urbanisées. La création  d’une nouvelle zone commerciale dans l’Uzège  qui aurait eu comme conséquence  d’artificialiser   plus de quatre  hectares de terre  aurait été  une erreur.

Nous devons réfléchir  à un développement   harmonieux  de notre territoire qui favorise    les productions artisanales, agricoles ainsi que les nouvelles technologies.

Comme nous y engagent  les conclusions de l’enquête publique, il faut repenser  totalement l’aménagement de cette zone en concertation avec les associations et les acteurs locaux.

B Rieu

Commission permanente de la CCPU

L’agriculture  représente un secteur économique de premier plan sur notre territoire. Ce secteur  est générateur d’emploi. il structure les paysages  et  représente  un atout touristique.

Des manifestations sont organisées  régulièrement comme les journées de la truffe, l’olive en fêtes qui permettent d’attirer un public nombreux sur Uzès   . C’est positif  et il faut pérenniser ces manifestations. Pour autant, il ne faut pas s’arrêter la et regarder de plus prés la situation du secteur agricole.

L’agriculture locale reposait sur plusieurs cultures (vigne , arboriculture , asperge , céréales , maraichages) , c’est ce qui constituait sa force .Mais  la vitalité   du secteur agricole n’est   pas assurée dans les années à venir pour plusieurs raisons :

  • Des productions  qui demandent  beaucoup de main d’œuvre  s’étiolent comme l’arboriculture, la culture des asperges, le maraichage.
  • Les petites parcelles  s’abandonnent et tombent  souvent en friches.
  • La viticulture  après quelques années de relative bonne santé   connait depuis plusieurs mois des difficultés. Les vins français sont concurrencés  par des vins espagnols et italiens.
  • Le renouvèlement des générations d’agriculteurs est très incomplet , voire pas assuré . A Vallabrix, le plus jeune  a 50 ans  et le plus âgé 83 ans !
     

Je pense que la CCPU  doit s’impliquer pour assurer un avenir à notre agriculture locale. Nous faisons un gros effort  financier pour le tourisme, nous devons également soutenir l’agriculture locale   

Nous devons  en particulier réfléchir aux mesures que nous pouvons prendre pour installer des jeunes dans ce secteur.

BUDGET CCPU

J’ai lu avec attention le rapport qui nous a été fourni, je dois féliciter  M  Vieu et  son équipe  pour la qualité de ce document.

Je voudrai faire quelques  remarques sur l’exécution  du  budget réalisé  en 2016 et sur les propositions en 2017.

EN 2017, les crédits ouverts  pour l’investissement  s’élèvent à 4249 k€ . Je note que 2400 k€ sont en réserve pour les investissements futurs, investissement futurs qui concernent sans doute  le centre culturel.

Les fonds de concours pour les communes restent à un niveau symbolique (moins de 1 % de la totalité des investissements).

J’ai l’impression que le futur centre culturel nous empêche de faire vivre le principe de l’intercommunalité  qui  a  en charge les 29 000 habitants dont plus des 2/3 ne  résident pas sur Uzès. Pour que nos population adhère à l’intercommunalité, je pense que les investissements devraient être  plus équilibrés entre la ville centre et  les villages.

La discussion sur le budget   me conduit à élargir notre réflexion .je pense qu’il  manque à notre communauté de communes une orientation  politique forte qui permettrait de développer ensemble  la commune centre et les villages.

  Il faudrait  favoriser l’essor d’activités économiques, par exemple dans le domaine agricole, dans les nouvelles technologies, ou  l’artisanat.

Si  nous voulons nous projeter dans le futur, le  rôle de la CCPU ne doit  se limiter à créer de nouvelles zones commerciales.

L’approvisionnement local dans la restauration collective

Courrier de Bernard Rieu
Le conseil départemental avait organisé le 2 février à Nîmes un colloque ayant pour thème l’approvisionnement local dans la restauration collective.

Plusieurs intervenants ont fait part de leur retour d’expérience.

Edouard Chaulet a présenté la cantine bio de Barjac, Nicolas Dardevet a exposé le fonctionnement du service de la restauration scolaire géré par la Communauté de Communes petite Camargue.

Valérie Rouverand adjointe à la mairie de Nîmes a décrit les mesures imposées par sa ville au prestataire de service pour utiliser des produits locaux.

Enfin, Josée Fauquet a présenté les réalisations du département pour consommer plus local avec des produits frais.

Sur notre territoire, nous sommes très loin de consommer local. Beaucoup de cantines scolaires sont approvisionnées par des traiteurs venant du Grés prés de Montpellier ou Provence Plats de Rognonas.
Certaines écoles font appel aux cuisines de l’Uzège. Dans tous les cas, il s’agit de liaisons froides avec beaucoup de produits semi- industriels.

A Vallabrix, les repas sont livrés par Sud Est Traiteur du Grés, situation peu satisfaisante que la municipalité souhaiterait faire évoluer.

Mais ce n’est qu’à plusieurs ou à l’échelle de la CCPU que nous pouvons aller de l’avant.

L’expérience de la Communauté de Communes Petite Camargue est intéressante. Cette communauté de 24 000 habitants assume le service de la restauration collective. Elle produit 1200 à 1300 repas par jour dans 2 cuisines et les livre dans 12 restaurants scolaires.
Les ingrédients proviennent à 50% de circuits courts et 30% sont issus de l’agriculture biologique.

En Uzège, de nombreuses familles attendent que l’on se dirige vers une restauration collective qui propose des produits locaux issus le plus possible de l’agriculture biologique.
Certaines d’entre elles ont connu avec bonheur les repas bio servis aux enfants qui fréquentent la crèche Les petits potiers de Saint -Quentin.

Il existe en Uzège un potentiel qui permettrait d’étendre cette expérience. Face à une demande plus pressante, liée à un besoin de santé public, il est sans doute temps que notre Communauté s’engage dans cette voie en matière de restauration collective.

J’ai demandé au président de la CCPU de mettre en débat cette question au sein du conseil communautaire de la CCPU . ….

Déclaration de Bernard Rieu au conseil communautaire de la CCPU du 9 novembre 2015

Lors de la prise de compétence petite enfance, une feuille de route très claire avait été validée par le conseil communautaire à l’unanimité :

⇒ Harmoniser et améliorer le fonctionnement des structures existantes

⇒ Construire de nouvelles structures afin de mailler correctement le territoire de la CCPU. Je rappelle que la partie Sud de notre communautés est dépourvue de structures ( Blauzac , Arpaillargues , Bourdic , Aubussargues )
Le premier objectif a été atteint et je me félicite qu’aujourd’hui deux crèches offrent un service de qualité aux familles de l’Uzège. Ce service est néanmoins limité à une partie de la population de la Communauté. Il faut donc se donner les moyens et avoir la volonté politique de réaliser le second objectif.

Je n’ignore pas le contexte actuel de baisse des dotations de l’Etat aux collectivités. Pour autant, la Communauté doit-elle supporter comme une fatalité ces choix politiques, réduire ses investissements et renoncer à exercer pleinement sa compétence ? La réussite de la politique familiale en France réside notamment dans les possibilités d’accueil de la petite enfance. Va-t-on renoncer à développer des structures dont on connaît l’intérêt pour l’éveil des enfants et priver les familles d’un mode de garde qu’elles plébiscitent. (Etude de l’INED : sept 2014., Population et Société).
Avec 88 places disponibles en crèches collectives, notre territoire est sous-équipé. Certes, une place en crèche coûte cher (3000 euros) mais il ne faut pas que les baisses de dotations de l’Etat pénalisent les familles et continuent de creuser des inégalités entre zones rurales et zones urbaines.
Je voterai contre cette délibération car je considère que l’on ne respecte pas les engagements que nous avions pris .

Il faut une politique ambitieuse pour la petite enfance dans la CCPU

Notre pays connait depuis de nombreuses années un manque de places en crèches collectives. En moyenne il y a en France 16 places disponibles pour 100 enfants de moins de 3 ans alors que 25% des familles souhaitent mettre leurs enfants en crèche.

Pour l’ensemble de la CCPU, nous avons seulement à offrir aux familles 88 places ( 4 structures) pour 665 enfants soit 13 places pour 100 enfants.
Nos voisins sont dans une meilleure position : la communauté du Pont du Gard, avec une population inférieure à la nôtre (25000 habitants contre 27676) possède 178 places en crèches collectives réparties sur 7 sites, l’agglomération du Gard Rhodanien dispose quant à elle de 430 places soit 5 fois plus que notre territoire alors que sa population est 2,5 fois plus élevée que la nôtre.

Au niveau du pays, un effort doit être fait pour combler notre déficit, d’ailleurs le gouvernent prévoyait de créer 100 000 places en crèches d’ici 2017.

Certes, la prise de la compétence petite enfance par la CCPU a permis d’améliorer et d’harmoniser par le haut le fonctionnement de nos crèches existantes mais il ne faut pas en rester là.
Je rappelle que la création de places en crèches est l’outil le plus efficace de la politique familiale, d’autant plus que le taux de scolarisation en maternelle dès 2 ans s’est effondré puisqu’il est passé de 34,5% en 2000 à 11,5 %aujourd’hui.

Nous devons donc créer de nouvelles structures sur notre territoire afin de satisfaire les demandes des familles et d‘avoir un taux de couverture analogue à nos voisins.
C’est le message que je développe au sein du conseil communautaire de la CCPU. Je continuerai à demander que la prise de compétence petite enfance par la CCPU apporte une réelle plus value dans ce domaine.
Bernard Rieu

Maire de Vallabrix et conseiller communautaire de la CCPU

Accueil des réfugiés

La mairie de Vallabrix organise le vendredi 25 septembre à 18h à la salle du foyer communal une réunion avec les responsables d’associations et toutes les personnes concernées par cette question. Elle a invité les 31 maires de la CCPU à y participer.

Le but de la réunion est de recenser les moyens dont dispose notre communauté de communes pour relayer l’effort de solidarité engagé par l’Etat, de coordonner les initiatives locales, et de trouver, à l’échelle de nos villages, des réponses adaptées à la demande d’aide.

En organisant cette réunion, nous souhaitons fédérer les élans de générosité qui s’expriment face à la situation de femmes et d’hommes contraints à l’exil et nous rattacher à la tradition républicaine d’accueil des réfugiés.

Le conseil municipal de Vallabrix

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csi-2014

Statuts de la communauté de communes du Pays de l’ Uzège

Pour obtenir le document au format PDF cliquez ici

 

Il ne se passe rien à la Communauté de communes du Pays d’Uzès ?

Le Midi Libre a-t-il  perdu son correspondant d’Uzès ? Ou bien  juge-t-il que la vie politique d’une communauté de 26000 âmes ne mérite pas qu’on la relate avec une certaine exactitude ? Juge-t-il aussi  que les habitants de cette communauté n’ont pas besoin de savoir qu’il y a des débats au sein de l’assemblée et que l’ordre du jour n’est pas voté à l’unanimité ? Autre hypothèse :  Le Midi Libre s’est  résigné à publier les communiqués de la Présidence. C’est ce qu’on est fortement tenté de penser à la lecture de l’article paru dans l’édition du 9 mai dernier sur la séance du conseil communautaire du 5 mai.

Si les questions abordées au cours de cette séance n’avaient pas eu autant d’importance pour les administrés du territoire, le procédé serait passé peut-être inaperçu. Mais le conseil votait ce jour-là le budget et la fiscalité et les raisons  de débattre ne manquaient pas.

Un budget sans ambition

Les documents préparatoires au vote alertaient  les conseillers sur le risque de stagnation voire de régression de cette entité territoriale dont le budget d’investissement est extrêmement faible.

«  10 ans d’intercommunalité sur nos territoires n’ont pas permis de compenser les retards en termes d’équipements structurels… », se désole le Directeur Général des Services. Comment ne pas s’inquiéter en effet de ce constat quand le budget 2014 prévoit un investissement de 1.5 M€, 9 fois inférieur aux sommes consacrées au  fonctionnement. Plusieurs élus sont intervenus pour souligner le manque d’ambition de la CCPU. Caroline Sepet a résumé la situation : « Une année 2013 avec un investissement minimum pour cause de fusion et d’attente des futures élections, une année 2014 avec un investissement minimum en attendant un projet de territoire. Bref, deux années encore de perdues pour la CCPU sans aucun projet structurant. »

La CCPU attend son projet de territoire, comme si les besoins des habitants n’étaient pas déjà connus et ne pouvaient donner lieu, dès à présent, à des orientations. Jean Luc Chapon et les délégués qui siègent depuis plusieurs années n’ont-t-il aucune idée sur ce qui fait défaut en Uzège ? Ce serait bien étonnant.

Une politique fiscale contestable

Malgré l’absence de ligne directrice dans ce budget, la proposition a été faite d’augmenter la taxe foncière sur le bâti, impôt qui va peser sur les ménages. Ce choix avait-il été mûri en commission des finances ? Non pas, la commission ne s’est  pas réunie. L’augmentation n’est pourtant pas légère : passer 1,24% à 2,24%, c’est  + 80 % pour le contribuable. Toutes les pistes en matière fiscale ont-elles  été explorées avant de demander cet effort à la population ? La question a été posée, notamment pour ce qui concerne la CFE (contribution foncière des entreprises), dont le produit, malgré un taux assez élevé, reste faible.

Quant à la piste des économies sur la gouvernance de la CCPU, elle a été aussi rappelée : 14 vice-présidents pour piloter  7 commissions, c’est royal ! et onéreux pour la collectivité  Il aurait été raisonnable et rationnel de faire coïncider le nombre de vice-présidences avec celui des commissions.

Commissions : des lourdes, des légères, voire pas du tout

La mise en place des commissions avait été prévue en commission permanente, le président s’étant engagé à ce que celle-ci se réunisse régulièrement sur le projet de territoire qui, précisons-le,  sera travaillé en bureau où 14 communes sur 31 sont représentées.

Si les commissions reflètent les lignes de force du projet en gestation, on notera que la sécurité occupe une place de choix  (un vice-président à la tête d’une commission), qu’une seule commission regroupe Urbanisme, Finances, mutualisation des Services avec 2 vice-présidents et que la culture est éparpillée entre 4 vice-présidences sans commission ( Délégation Générale/ Communication et Manifestations Culturelles /Infrastructures Culturelles et sportives/Bâtiments, matériels et festivités).

Or, l’un des facteurs de développement de la CCPU serait d’accroître ses compétences et si une compétence doit s’exercer à ce niveau du territoire, c’est bien la culture : les habitants pourraient accéder à des équipements et à des services d’un meilleur niveau et bénéficier d’une meilleure organisation de l’offre culturelle. Bernard Rieu a rappelé qu’un projet de mise en réseau des bibliothèques a fait l’objet d’une étude en 2013 et que le budget actuel ne prévoit aucun investissement pour aller plus loin.

La commission va travailler sur le sujet a répondu le président. Laquelle ?

Odile Pernin- Vidal  et  Bernard  Rieu première adjointe et maire de Vallabrix

Nicole Perez,    maire de Flaux

Daniel Boyer,  maire d’Aigaliers

Caroline  Sepet,  conseillère municipale d’Uzès

Guy Crespy,  maire de Sanilhac et Sagriès

Communauté de communes : un budget sans ambition qui pénalise les ménages !

 

La communauté de communes Pays d’Uzès  est une entité peu visible, apportant des services limités à la population. En  dix ans, elle n’a pas permis de compenser les retards en équipements structurels sur notre territoire. Il y une faiblesse des équipements sportifs et  culturels qui  frêne l’activité des nombreuses associations. Le manque de crèches collectives    constitue une gêne  pour les familles du secteur.

Le budget 2014 présenté par M. Chapon ne permet pas de rattraper ce retard puisque la part  de l’investissement est  de 1, 5 millions d’euros contre 13, 5 millions d’euros pour le fonctionnement.  A la CCPU, on a un budget d’investissement  9 fois plus faible que le budget de fonctionnement !    Avec, cette politique on  prépare  très mal l’avenir de notre territoire, aucun projet d’envergure n’est budgété sauf l’aménagement de la zone d’activité de la Baralette. La plupart des villages de la CCPU ont une politique d’investissement beaucoup plus  dynamique.

Sur le plan  de la fiscalité, M. Chapon  a fait le choix de favoriser les entreprises  et de pénaliser les ménages. La cotisation foncière des entreprises (CFE) a un rendement peu élevé (57 euros par habitant contre 84 au niveau départemental) : ceci est dû à des bases sous évaluées malgré un taux normal. Il en va de même pour les  autres taxes sur les entreprises (CVAE, IFER). Par contre, M Chapon a fait voter une augmentation de 80% de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) qui va impacter  toutes les familles y compris les plus modestes.

Si la CCPU a besoin de trouver des ressources par la fiscalité, il aurait été équitable de chercher des solutions auprès des différents contributeurs et notamment auprès des acteurs économiques.

Comme toutes les collectivités locales, jouant aujourd’hui le rôle de bouc-émissaire, notre communauté subit aussi  les restrictions des dotations  aux collectivités territoriales qui constitueront une  ponction de 11 milliards jusqu’en  2015.

Pour autant, dans ce contexte défavorable, nous devons  défendre une ambition pour notre territoire. Nous plaiderons en faveur d’une politique  d’investissement et nous agirons pour que  la CCPU se dote de compétences donnant accès aux mêmes services à l’ensemble de la population (bibliothèques, centres de loisirs, crèches, centre social Pierre Mendès France, politique culturelle).

 

Bernard Rieu  et Odile Pernin-Vidal

Maire et première adjointe de Vallabrix

Lettre d’info du CSIPMF pour le mois de Janvier 2014

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