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Texte de Bernard Rieu maire de Vallabrix (écoles rurales EPSF)

Il est loin le temps où il y avait une classe unique dans nos villages, pas de maternelle ni de garderie.
En se regroupant, les villages ont créé des structures scolaires qui vont de la maternelle jusqu’au cours moyen. Ils ont rénové ou construit de nouvelles écoles et mis en place des services périscolaires. Ces efforts importants ont été couronnés de succès puisque les effectifs des écoles rurales ont fortement progressé lors des dernières décennies.
Chaque école a un directeur qui assure l’animation de l’équipe pédagogique de son école, fait l’interface avec les familles et les collectivités locales.
Aujourd’hui, dans nos villages, les structures scolaires sont performantes mais peuvent être menacées par des décisions gouvernementales. En effet, dernièrement, le ministre de l’éducation nationale a fait voter un amendement qui crée des établissements publics de savoirs fondamentaux (EPSF). Ces établissements regrouperaient sous l’égide du collège de secteur plusieurs écoles rurales.
Le but, c’est de faire des économies !
Ce jeu de regroupement entrainera mathématiquement des fermetures de classes. En effet alors que la moitié des écoles françaises comptent entre deux et quatre classes, leur regroupement dans des EPSF beaucoup plus volumineux permettra de respecter au plus prés le taux d’encadrement avec ….moins d’enseignants .
Economie aussi avec la disparition des directeurs. L’EPSF serait placé sous l’autorité du principal du collège, assisté d’un adjoint spécifique pour le primaire, un seul, au lieu d’un directeur pour chaque école qui peut, selon les effectifs, bénéficier d’une décharge d’enseignement. Il y a actuellement en France 5300 collèges et 45 000 écoles avec 45 000 directeurs.
Ce projet qui refait surface va à l’encontre des intérêts des enfants et des familles de nos villages, il doit être combattu.

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